Exposition Universelle
L’année 1900 et l’Exposition Universelle de Paris ont joué un rôle
majeur pour la renommée internationale de Daum. Tous les maîtres
verriers sont présents lors de cet événement planétaire où sont
accueillis plus de 5 millions de visiteurs. La reconnaissance est
au bout de l’effort : Antonin Daum est récompensé par un Grand
Prix et devient Chevalier de la Légion d’Honneur. C’est le début
d’une période faste pour Daum qui multiplie inventions et brevets,
et régénère la création. À l’instar des pionniers du mouvement
Art Nouveau, les artistes Daum puisent leur inspiration dans la
nature. Ils sont aussi les premiers à habiller de verre une lumière
électrique. L’entreprise jouit d’une renommée mondiale.
1890-1910 : L'Art nouveau
“L’Art Nouveau” ou le mariage de l’art et de l’industrie au
tournant du siècle, trouve une traduction originale à Nancy avec
de grands noms : Daum, Gallé, Majorelle, Vallin ou Bergé. Créateurs
ou industriels, tous instigateurs de l’Ecole de Nancy. Pour Daum
cet âge de l’Art Nouveau correspond à une première phase de
création d’objets purement décoratifs.
La nature, la flore et la
faune deviennent les principales sources d’inspiration avec un
soupçon d’art japonais.
Les techniques de cette époque reposent
sur une superposition de couches de verre de différentes couleurs
et sur l’utilisation de l’acide (ou la gravure à la roue) afin de faire
réapparaître les couches les plus profondes.
1925-1935 : L'art déco
Au milieu des années 20, ces “années folles” de grande effervescence
culturelle, l’Art Déco prend le relais de l’Art Nouveau. La
manufacture Daum s’illustre dans ce mouvement et crée de nouvelles
pièces esthétiques dans le pur style Art Déco. Le verre
prend un aspect minéral.
Il est givré, cristallisé, profondément taillé
de pans coupés et de biseaux en un agencement de lignes
d’esprit cubiste.
1945-1960 : Les formes libres
1945 constitue une année de transition. Le verre coloré laisse la
place à l’arrivée du cristal dans la manufacture.
Progressivement,
les formes s’étirent, deviennent moins imposantes, les couleurs
s’estompent jusqu’à la transparence totale du cristal.
En 1960,
les formes reposent sur un jeu de vide et de plein, sur l’équilibre
des masses et des creux.
La rigueur géométrique prend alors le
pas sur le lyrisme de l’après-guerre.