H: 16,5 cm - L: 15cm - P: 10 cm

.../...

Il semble que l’on peut être sensiblement unanime lorsque l’on s’immerge dans cet univers initiatique dont le décryptage iconologique relève de la sémiologie : fasciné, médusé, nous sentons que quelque chose d’important se déroule sous nos yeux, de l’ordre du message, porté par le dessin et les graphismes, écriture singulière et universelle, porté par la figuration, porté par l’image pluridimensionnelle. Le signe, le trait, les symboles qu’il grave, qu’il inscrit dans le verre par l’intermédiaire de techniques variées (depuis la taille directe à la masse jusqu’au polissage et à la peinture en passant par les découpes à la scie diamantée, gravure au jet de sable, etc.) ont une importance capitale, qui d’ailleurs rappellent sa formation d’origine et son parcours (Beaux-Arts, graphisme, design). Ils sont les éléments de la syntaxe zuberienne, au même titre que la couleur et les moyens techniques mis en œuvre. Ils sont les codes. Des codes évocateurs. Des éclats, des creux, des entailles, des sillons, surgissent, en deçà de leurs valeurs plastique et graphique, le lien étroit qui unit l’homme avec le sacré et la recherche de sa représentation. La charge symbolique qui émerge de ces figures expressionnistes parfois violentes, extatiques, aux formes et aux motifs récurrents, n’est pas sans parentés avec celle des statues ou masques cultuels africains, océaniens, amérindiens, ou encore avec les objets magiques servant dans les rituels chamaniques. Traduisent-elles un besoin contemporain de se réapproprier certaines croyances : recherche identitaire, philosophique, mystique ? S’agit-il d’affirmer la persistance de ces croyances, de montrer la continuité dans laquelle elles s’inscrivent, d’affirmer qu’elles font partie des préoccupations les plus anciennes de l’homme ? Serait-ce un appel à se tourner vers le sacré ? .../...