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Le marquage laser et la contrefaçon
1 - Contrefaçon des œuvres d'art
1.1 - Protéger ses œuvres
1.2 - L'affaire des faux Gallé
1.3 - L'affaire de la tête égyptienne en verre bleu
1.4 - L'affaire du vase Johnny Halliday
2 - Contrefaçon de dessins/modèles
2.1 - Marquage laser en surface
2.2 - Marquage laser de précision en surface
2.3 - Marquage laser sous la surface
Lumière sur les faux Gallé, Le Tacon François
- Bibliographie Emile Gallé
- Bibliographie laser et contrefaçon
1- Contrefaçon des oeuvres d'art
1.1 - Protéger ses oeuvres
De nombreux cas, récents ou anciens, célèbres ou plus confidentiels, démontrent la nécessité de protéger les oeuvres d'art contre la contrefaçon. Comme le montre l'exemple d'Emile Gallé, le dépôt légal de dessins, qui donne plein droit à l'auteur, n'a pas pu empêcher la prolifération de copies d'oeuvres du maître, et ceci même de son vivant.
En France, l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) est le relais pour tout ce qui concerne le dépôt de marques et de dessins.
Son site www.inpi.fr est déjà en lui-même riche d'informations; vous y trouverez les coordonnées de l'INPI en région.
1.2 - L'affaire des faux Gallé
"Emile Gallé a été confronté à la contrefaçon dès ses premiers succès. Pour se protéger des imitateurs ou des copieurs, Charles et Emile Gallé déposent leurs modèles de verre et de faïence. Cette précaution ne leur évitera pas de perdre leur premier procès contre la faïencerie de Lunéville en 1880. Pendant toute la période d'oubli de l'Art nouveau, les copieurs cesseront toute activité. Avec le renouveau d'intérêt pour L'art 1900, les faussaires se manifestent à nouveau, d'abord timidement, puis, attirés par l'appât du gain, ils mettent en place une véritable industrie du faux. La plupart des artistes de l'époque 1900 sont copiés, mais c'est Emile Gallé, le plus célèbre d'entre eux, qui est le plus imité.
L'objet de cet article est de rappeler l'histoire de la contrefaçon ancienne des "Gallé" et de faire le point sur la fraude de grande ampleur à laquelle nous assistons aujourd'hui.
- Lumière sur les faux Gallé, Le Tacon François, Les Papilionacées , 04/2003, n° 3
- Bibliographie Emile Gallé
1.3 - L'affaire de la tête égyptienne en verre bleu
L'affaire des faux Gallé a fait couler beaucoup d'encre, mais les faussaires ne trompent pas que la vigilance de particuliers non experts et trop heureux de faire une bonne affaire. En effet, les experts peuvent eux aussi être induits en erreur par des copies; témoin l'énigme de la tête égyptienne en verre bleu -dite de Toutankhamon-, acquise par le Louvre dans les années 20, et dont l'authenticité est aujourd'hui mise en doute. Dans ces situations délicates, les tests en laboratoire constituent une aide précieuse pour l'authentification des pièces.
Deux articles sur Internet évoquent cette affaire :
- L'énigme de la tête égyptienne en verre bleu dite de Toutankhamon (dossier mai 2003)
sur le site artcult : www.artcult.com/jour398.html
- L'oeuvre en scène. L'énigme de la tête égyptienne en verre bleu (mai 2003)
sur le site du musée du Louvre : www.louvre.fr/francais/audito/20022003/oed/tete.htm
- Cet article a fait l'objet d'une publication :
La tête égyptienne en verre bleu du Musée du Louvre : de la XVIII° dynastie au XX° siècle, Isabelle BIRON, revue Techne n°15, 2002
Il peut être commandé en ligne, à l'adresse : www.c2rmf.fr/pages/page_id18426_u1l2.htm
On retiendra de cette affaire la compétence du Centre de recherche et de restauration des musées de France, et plus particulièrement celle de Mme Isabelle Biron, spécialiste des verres antiques.
Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF)
6, rue des Pyramides
75041 Paris Cedex 01
Tel : 01 40 20 58 71 Fax : 01 40 20 67 01
1.4 - L'affaire du vase Johnny Halliday
Des artistes et artisans peuvent se retrouver en toute bonne foi confrontés à des affaires de contrefaçon. Témoin l'affaire du vase Johnny Halliday, telle qu'elle a été rapportée par la presse :
Récemment, un vase à l'effigie et signé Johnny Halliday, pièce unique, a été vendu aux enchères au profit de l'hôpital d'enfants du CHU Brabois à Nancy.
Il a beaucoup fait parler de lui, lorsqu'un second vase, lui aussi signé Johnny et ressemblant étrangement au premier, a fait son apparition dans une salle de vente aux enchères...
Le Républicain Lorrain s'est fait l'écho de cette affaire, par deux articles que l'on retrouve en ligne dans les archives son site :
- Les tribulations d'un vase signé Johnny Hallyday, Gérard DELILLE, Le
Républicain Lorrain du 19/02/03 (Lorraine / Faits Divers)
- Johnny parraine... le deuxième vase, Gérard DELILLE, Le Républicain
Lorrain du 05/03/03 (Lorraine / Faits Divers)
www.republicain-lorrain.fr, rubrique Archives
Selon le témoignage du verrier,
Le premier vase a été cassé avant la vente aux enchères, lors de son exposition à l'office du tourisme de Neufchâteau. Les morceaux de ce premier vase ont alors été offerts par le verrier, qui a fabriqué un nouveau vase (différent en taille motifs et couleur mais toujours à l'effigie du chanteur) pour remplacer cette pièce détruite.
Cependant, les morceaux ont été recollés par la suite et le vase ainsi reconstitué a été vendu.
Les acquéreurs de ce collage ont décidé d'attaquer le verrier en justice pour contrefaçon.
La plainte pour contrefaçon a été rejetée par le tribunal, le verrier a néanmoins eu à subir le poids d'une attaque en justice pour un vase cassé dont il avait offert les morceaux, et pour un vase ressemblant qui devait être mis en vente pour les enfants malades du CHU Brabois Nancy.
De plus, ayant fait un don et non pas un acte commercial, son assurance ne l'a pas couvert au cours de cette affaire.
2 - Contrefaçon de dessins/modèles
Les grands maîtres de l'Art Nouveau se sont battus contre les contrefacteurs, et aujourd'hui leurs descendants ont fort à faire. Cependant, les maîtres anciens ne sont pas les seuls victimes des faussaires, et les verriers d'aujourd'hui développent des stratégies de plus en plus élaborées pour se protéger de la contrefaçon.
En effet, comme l'a constaté la ministre déléguée à l'industrie Nicole Fontaine, "la contrefaçon a désormais atteint un véritable stade industriel. Elle concerne tous les secteurs de l'économie depuis les produits de luxe jusqu'aux biens de consommation courante, en passant par les produits industriels et les produits audiovisuels."
(propos rapportés par la revue Industries N° 87, juin-juillet 2003, p. 8)
Le hors série "La propriété industrielle "de la revue Industries permet de faire le point sur la manière de mettre en oeuvre des droits de propriété intellectuelle qui se gèrent dans le temps, par le biais de fiches concrètes et opérationnelles ("L'entreprise découvre qu'un concurrent a copié un de ses dessins/modèles", "Un commerçant donne comme enseigne à son magasin une marque qu'il 'emprunte' et déguise légèrement"...)
Ce hors série peut être téléchargé sur le site du ministère de l'industrie à l'adresse :
http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/kiosque/mb_kios.htm
ou plus directement à l'adresse :
http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/kiosque/cahiers/pdf/hserie.pdf
A consulter également :
- Lutte contre la contrefaçon : plan d'action 2003-2004, Laurence Alary-Grall, Industries N° 87, juin-juillet 2003, p. 8
Parmi les méthodes utilisées par les verriers pour se protéger des contrefacteurs, les technologies laser sont certainement les plus en pointe.
- Bibliographie laser et contrefaçon
2.1 Marquage laser en surface
La surface du verre peut être marquée en utilisant des lasers CO2. Ce type de gravure est infalsifiable. En effet, on peut gratter la gravure, mais pas la falsifier : si la gravure n'est plus lisible, sa marque "grattée" restera toujours visible.
Le procédé de marquage par transfert d'image, qui utilise un système de pochoir métallique, permet de marquer les pièces à des cadences élevées.
Secteurs concernés : cosmétique, (para)pharmacie, lunettes, verre d'emballage, vaisselle
Usages : tracabilité (agro-alimentaire, pour les bouteilles de Champagne par exemple)
Les lasers CO2 ne permettent pas un marquage précis
Plus d'infos et schémas sur le site de l'IREPA Laser www.irepa-laser.com/francais/applica/index.html, rubrique marquage
Exemple de société pratiquant le marquage laser en surface :
Rofin-Sinar Laser, Bergkirchen/Gunding, Allemagne
2.2 Marquage laser de précision en surface
Extrait de La Lettre de l’Agence Rhône-Alpes pour la Maîtrise des Matériaux Numéro 1 - Janvier / Mars 2002
A télécharger sur le site de l'AGMAT : www.agmat.asso.fr
"Les lasers femtosecondes donnent une gravure propre non évolutive et permettent de supprimer les contraintes engendrées par l’apport de chaleur. La largeur du trait peut être très fine. On peut réaliser ainsi des marquages lisibles ou au contraire invisibles à l’il nu sans risque de détériorer le substrat.
Les impulsions ultra-brèves permettent un usinage plus propre et minimisent les contraintes thermiques dans la masse. Les applications émergentes sont la lutte anti-contrefaçon et le marquage d’optique."
2.3 Marquage laser sous la surface
On peut également graver des codes barres sous la surface du verre, et ces codes sont lisibles par les instruments optiques (contrairement à ceux marqués en surface).
Infalsifiable et non effaçable : pour tenter de modifier ou d’effacer le marquage, il faudrait utiliser le même appareil que celui qui a servi au marquage, le régler de la même façon... ce qui fait exploser le verre.
Exemple de société pratiquant le marquage laser sous la surface :
Vitro Laser GmbH, Minden, Allemagne
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