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Compte-rendu des journées d’information :
les luminaires en verre et leur normalisation
Introduction
1 - Première partie : Notions élémentaires utiles
1.1 - La lumière
1.2 - L'éclairement
2 - Deuxième partie : Normalisation des luminaires
2.1 - Pouvoir fabriquer et vendre en toute sécurité
2.1.1 - Désigner et marquer
2.1.2 - Les tests
2.2 - La certification internationale
Introduction
Cette synthèse fait suite aux deux journées d’information sur la normalisation des luminaires en verre qui ont été organisées par le CERFAV à l’attention des créateurs/artisans-verriers/cristalleries/entreprises verrières les 27 mars 2003 et 26 septembre 2003.
Cette fiche fait un bilan documentaire sur :
La lumière et l’éclairement : définitions et rappels de notions théoriques
Pouvoir fabriquer et vendre en toute sécurité
Les informations qui y sont indiquées représentent une base élémentaire de points essentiels à laquelle tout créateur/fabricant/distributeur de luminaires en verre doit se référer pour proposer un produit sur le marché en toute fiabilité de conformité.
Le lecteur intéressé par des compléments d’informations peut prendre contact avec Mme Christine Assfeld au Cerfav, ou remplir le formulaire de pré-inscription pour la prochaine journée technique "luminaire", qui aura lieu en 2004 (date à préciser).
1 - Première partie : Notions élémentaires utiles
1.1 - La lumière
Caractérisée par tout rayonnement électromagnétique provoquant la sensation de clarté, de vision
Il n’existe pas de vision sans lumière et inversement
La vision est un système trichrome et trivariant :
- trichrome pour Rouge, Vert, Bleu (cônes sensibles au fond de l’il)
- trivariant pour les notions de luminances, équivalentes aux brillances (concentration de bâtonnets autour de la rétine pour la vision périphérique dans la perception des nuances de gris)
NB : plus les ondes sont courtes, plus elles sont énergétiques
- lumière environnante : équivalente à une lumière incohérente (c’est-à-dire tout rayonnement, toute direction, de façon aléatoire)
- lumière cohérente : sélection de rayonnement, de direction, de moments (ex : L.A.S.E.R.)
- flux lumineux : s’exprime en Lumens et traduit la quantité de lumière
- efficacité lumineuse : s’exprime en Lumens/Watt
C’est la notion la plus importante utilisée dans le luminaire
- durée de vie : s’exprime en heures
1.2 - L’éclairement
C’est ce que je reçois des surfaces éclairées.
S’exprime en Lux (1 Lux = 1 L/m2)
Exercice : on veut éclairer à 100 Lux un atelier de 6mX4m. 6 lampes sont prévues, le rendement du local (ou utilance) est de 1, tout comme celui de chaque lampe classique (10L/W).
Quelle est la puissance nécessaire des ampoules ?
Réponse : local de 24 m2 donc 2400 Lumens voulus, soit 400 lumens/lampe
Il faut donc des ampoules de 40 W minimum
NB : une lampe fluocompacte de 7 W à 400 L/W suffirait à elle seule à atteindre le seuil des 2400 Lumens
Quantité de lumière dans une seule direction :
- dans tout l’espace = exprimée par 4&Mac185;str
- dans une direction = on exprime la notion d’intensité en Candéla (CD)
- en un point donné, l’éclairement ponctuel Ep s’exprime par = Iæ/H2cosæ3
L’expression de l’éclairement ponctuel donne lieu aux courbes photométriques des lampes dans leur contexte (courbes transversales et longitudinales)
- luminance ou brillance = s’exprime en CD/m2 et est égale à Er/&Mac185;. r est le facteur de diffusion en réflexion diffuse mesuré grâce à un « réflectomètre » et E est l’éclairement reçu
Ambiance colorée :
C’est la température de couleur en K mesurée par rapport au corps noir.
Une lampe qui possède une température de couleur élevée donne une lumière froide et inversement, une température de couleur basse donne une lumière chaude.
Indiquer une lampe par sa température de couleur ne suffit pas, il faut aussi donner ses coordonnées colorimétriques (X,Y) et la représentation réelle du spectre.
Indice de rendu des couleurs (IRC) : se calcule dans les laboratoires par rapport à une lampe de référence sur le corps noir à température de couleur équivalente
2 - Deuxième partie : Normalisation des luminaires
2.1 - Pouvoir fabriquer et vendre en toute sécurité
Les documents officiels sur lesquels repose la mise en conformité des produits en fonction de leur utilisation sont les différentes normes, inhérentes à chaque pays, et disponibles pour achat auprès des organismes spécialisés tels l’AFNOR ou l’Union Technique de l’Electricité à Fontenay aux Roses.
- normes de construction EN 60598 1 et 1.2
- normes produits
- normes d’installation NFC 15100
En France et en Europe, chaque composant du luminaire doit avoir sa marque NF ou EN. Ceci est valable sur le territoire français et à l’exportation dans les pays de l’Union Européenne.
Nous reviendrons sur l’exportation aux USA, Japon, et autres pays par la suite.
Pour constituer le dossier de demande de conformité, un certain nombre de documents référant à la construction du luminaire doivent être fournis. Il s’agit de plan ou schéma descriptifs du produit, de l’indication de construction des composants, de la nomenclature et liste des conformités du ou des constructeur(s). En clair, il faut avoir à disposition une coupe du luminaire avec tous les composants listés par origine, référence. On trouve tous ces éléments dans les livres fournisseurs.
A titre d’exemple,les indices de référence IP et IK vous renseignent sur la destination du luminaire :
- indices IP-- : indices de pénétration aux solides et aux liquides (NF-EN 60529)
- indices IK : indices de résistance à une énergie donnée par le choc d’un marteau
Dès que l’on sait prouver, avec la constitution du dossier et l’apport des pièces justificatives, que notre produit est conforme, on peut s’engager dans la procédure. Trois choix ou solutions se présentent :
- Dans le cas où vous estimez votre dossier de demande de conformité complet et que vous avez géré de façon autonome les tests d’essai de type, vous pouvez vous auto-déclarer CE. Bien évidemment, votre produit doit être identifié et donc marqué de façon visible immédiatement et au « relamping ». L’auto-déclaration est donc sans frais importants mais représente un gros travail d’auto-validation du dossier.
- Dans le cas où vous souhaitez déclarer votre luminaire, il est nécessaire de vous adresser à un organisme de confiance où des spécialistes valideront votre produit au travers de tests normalisés. En France, vous pouvez contacter le LCIE, LNE, GIL ou encore des laboratoires privés COFRAC (ex : Legrand). On réalisera alors pour vous les tests de conformité sur un exemplaire de votre produit, selon la norme en vigueur, et vous obtiendrez l’homologation, applicable à l’ensemble des exemplaires de ce type. Il vous en coûtera l’intervention de l’organisme.
- Dans un dernier cas où vous souhaitez la certification de chacun de vos produits, vous devrez vous adresser au LCIE qui, non seulement réalisera les tests initiaux, mais assurera également le suivi du contrôle avec visites sur site et prélèvements intempestifs d’échantillons de vos luminaires. La certification est coûteuse car elle vous oblige à céder plusieurs exemplaires de votre produit pour vérification et la facture de l’organisme est établie sur un pourcentage de votre chiffre d’affaires.
2.1.1 - Désigner et marquer :
Le marquage de votre luminaire lui donne son identité, sa traçabilité et toutes les informations techniques indispensables à sa bonne utilisation
- sur le produit : le catalogue, la notice et l’emballage. Fait l’objet d’une tenue à jour d’un enregistrement
- les informations suivantes : le nom du producteur, l’origine et la date
- sur une plaque fine visible à l’installation : le numéro du modèle, la classe électrique et la tension requise, les indices IP et IK, la puissance maximale, l’intensité du courant et la fréquence.
Et s’il existe ballast, transfo et/ou amorceur, il faut compléter les indications :
- Ta=température ambiante de fonctionnement de l’appareil (sinon 25°C)
- Tw (température d’enroulement), Tc
- F ou non si posé sur surfaces facilement inflammables
- Agréments normes et labels
- Facteur de puissance (déphasage courant-tension conduit à la puissance réactive, qui doit être la plus basse possible)
2.1.2 - Les tests :
- classe électrique
- essais de fonctionnement
- essais d’échauffement
- vérification des câblages extérieur et intérieur
Les indications apportées ci-dessus sont générales et non exhaustives. L’ensemble des recommandations et impératifs est à retrouver dans une check-list des résultats donnée dans l’annexe au rapport d’essai N°10898030 de la norme NF EN 60 598-1
2.2 - La certification internationale
Pour trouver réponse à vos questions les plus diverses et les plus expertes en matière d’éclairage et accéder à une certification globale de vos produits, vous pouvez faire appel aux spécialistes de Underwriters Laboratories Inc.
Cet organisme international, centre de non-profit fondé en 1894, propose aujourd’hui environ 900 normes UL et emploie 6000 personnes à travers le monde. 65 pays sont couverts par plus de 50 laboratoires d’expertise et 125 centres d’inspection.
Les marques UL sont reconnues mondialement, obligatoires dans certains cas (marque de pays comme CE pour l’Union Européenne, CCC pour le marché chinois, PSE au Japon, etc
).
La certification d’un produit par UL représente un investissement annuel important qui couvre la prise en charge du dossier, la validation des tests et les visites de contrôle obligatoires sur site.
Le lecteur intéressé par des compléments d’informations peut prendre contact avec Mme Christine Assfeld au Cerfav.
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