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Pâte de verre :

Sculpture à chaud : Tournage au Cerfav par Vidéoscop, le centre de production audiovisuelle et multimédia de l'Université Nancy 2

18 mars 2006 : baptême du feu pour toute l’équipe du projet VITRA avec l’arrivée en France du maestro Vénitien Dino Rosin et de son fils Diego.

La sculpture à chaud est la première technique européenne des 12 retenues à ouvrir le bal. C’est le maestro vénitien de Murano, Dino Rosin, qui a accepté de venir en France et d’accomplir devant les caméras, les gestes agiles et précis du « sculpteur à chaud. » Il a choisi, pour illustrer la technique, de réaliser un torse de femme.

Tout commence chez Catherine Claus-Demangeon, responsable du projet VITRA à Videoscop, par le visionnage d'une première video : Silvana Gubetta, directrice pédagogique de l’école du verre Abate Zanetti, quelques jours avant le tournage, a filmé le maestro et son fils  en pleine démonstration. Ces images couplées au story board vont grandement aider l’équipe vidéo à comprendre les enjeux de la technique, afin de mieux la capturer dès le lendemain avec leur caméra.

Lundi, l’équipe vidéo de Videoscop et constituée du réalisateur Alain Ries et de Charles Huber pour l’assister, prépare les lieux. Nous sommes dans l’atelier à chaud du CERFAV de Vannes-le-châtel. Bientôt, voici que fleurissent projecteurs et câbles parmi les fours. Les vitres sont obstruées pour que l’éclairage artificiel mette parfaitement en valeur le travail des verriers. Pendant ce temps, le maestro et son fils testent le verre français et l’ensemble du matériel et des fours mis à leur disposition.

La composition  du verre « CERFAV »  conçue par Mohamed ZAHAF, chimiste du centre donne entière satisfaction. Dino affirme que c’est la meilleure qu’il travaille hors de son atelier. Nous en sommes flattés tant l’on sait que les verriers muranais sont critiques quant à une matière d’œuvre inappropriée.

Il faut dire que la masse de verre travaillée révèle immédiatement les éventuels défauts de la matière : un mauvais affinage, le moindre « infondu », une décoloration mal contrôlée et la pièce créée devient un échec.

Les paliers de travail sont également similaires au verre de Dino.

Quelques images sont prises, suivies d’une analyse minutieuse en fin de soirée. On décide des angles de prises de vues, des moments essentiels qu’il faudra capter, du degré de zoom qu’il faudra sélectionner.

Les synopsis pédagogiques validés lors de la première réunion de janvier sont d’une grande aide pour s’entendre sur les phases sensibles et le repérage des tours de main qu’acceptent de révéler le Maestro et son assistant.

Le véritable tournage ne commence que le lendemain. Pendant deux jours, le maestro Dino Rosin et Diego vont répéter le ballet vif et précis de la sculpture à chaud. Cela va vite, très vite. On recommence plusieurs fois certaines prises jusqu’à atteindre la perfection à l’image. Le réalisateur s’aguerrit peu à peu. Le maestro se prête au jeu et mène le tempo « piano », pour que les gestes soient captés et compréhensibles par tous lors de leurs futures diffusions sur le web,

Le dernier jour, sous l’œil admiratif des élèves du centre, le maestro réalise une pièce spectaculaire ; plusieurs dizaines de kilos de verre travaillé patiemment deviennent peu à peu un homme, sculpté tout en détails : chapeau, cheveux, vêtements.

L’après-midi, les pièces sont parachevées et collées sur un socle. Le tournage est terminé. Prochaine étape : le montage de la bande.

Vues des pièces achevées.

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