|
Dali Salvador
|
||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||
|
La Main divine
21
|
||||||||||||||||||
|
La genèse de cette pièce mérite d’être retracée car elle témoigne des relations confiantes qui s’étaient instaurées entre Salvador Dali et l’équipe formée par Jacques Daum et son directeur de création. Certains projets s’élaboraient au fil des rencontres, et Jean-Pierre Demarchi était parfois amené à interpréter les intentions du maître, avant de les lui soumettre pour correction ou approbation. La “Main divine” est issue d’une empreinte de la main de Dali, inscrite dans une de ces plaques de cire qu’il aimait beaucoup modeler, et qui lui étaient fournies à sa demande par la maison Daum, à l’hôtel Meurice, rue de Rivoli, où il résidait lorsqu’il était à Paris. Du négatif de cette empreinte a été créé un surmoulage qui a été monté sur une sorte de “bras” semi cylindrique, sur une proposition de Demarchi acceptée par l’artiste, comme le confirme une fiche de modèle.
Cette paume refermée sur la matière qu’elle pétrit, et dont le titre fait référence au Jugement Dernier de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine, est un symbole de la fonction de l’artiste démiurge, ironiquement teinté de mégalomanie. Le parachèvement de la pièce met particulièrement en valeur la couleur judicieuse de cette pièce qui évoque des “bras-reliquaires” d’orfèvrerie médiévale.
|
édition 1972
150 exemplaires
H. 31 cm ; L. 14 cm
Double signature moulée :
Dali à gauche en haut
et Daum
Inscription “made in France” moulée
Exemplaire numéroté 1/150
Pâte de verre
Couleurs : ocre et roux
|
|||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||
|
Expositions : Lunéville, 1992, n° 13
|
||||||||||||||||||