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Vous avez senti le courant d’air ?
Un courant d’air ? Quel courant d’air? Celui de la reprise du marché ? Celui du boulet qui va frôler la TVA à 5,5% ? Celui du va-et-vient des cours du brut? Celui des portes claquées par certains verriers au nez des salons ? Celui, énorme, qui a soufflé la Louisiane au nez de Georges W. ?
Non, simplement ce courant d’air qui terrorisait jadis les grand mères, ce petit vent d’intérieur synonyme de goutte au nez et qui semble aujourd’hui bien absent des belles maisons aux normes qui rendent si fiers nos bâtisseurs. Lisez bien les pages qui suivent, vous y retrouverez le fleuron de l’enveloppe du bâtiment, des vitrages aux propriétés quasiparfaites, des menuiseries snobant avec délice la notion de pont thermique, bref le Nirvana de la performance thermique ! Et pendant ce temps-là, on manque d’air.
Au milieu de cette revue, s’est glissé un article rédigé par notre journaliste Nicole Krécy, sur la ventilation et le rôle vital que joue la fenêtre dans l’aération de nos intérieurs. Je n’ose pas qualifier cet article de “petit vent frais”, mais il est parfois bon de rappeler qu’en France il ne faut pas oublier de demander à la fenêtre ce pourquoi elle a aussi été conçue, à savoir laisser passer de l’air frais, préserver la santé des habitants, bref jouer son rôle de fenêtre. Surtout quand les autres aérations de la maison sont trop souvent encore un lieu d’accueil pour les calendriers des postes, dernier remparts protégeant nos cuisines de l’air extérieur. Vous devez certainement être nombreux à savoir de quoi je parle !
Donc vive le coefficient U, vive la rupture de pont thermique mais que vive aussi la ventilation et nos bons vieux courants d’airs ...
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